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01/07/2010

CARNET DE VOYAGE

CARNET DE VOYAGE

La page blanche et tant de souvenirs, de paysages, d’images, trop peut-être, voilà le danger d’un « long » périple : oublier, ne se consacrer qu’à l’essentiel.

Ah ! pourquoi ne pas avoir tenu un carnet de voyage détaillé mis à jour régulièrement comme le faisaient les vrais voyageurs autrefois, qui ne voulaient rien perdre de leurs expériences, de leurs ressentis et faire partager,

mais, tout ou presque était à découvrir,


nous avons maintenant à domicile vue sur le monde entier et perdu la spontanéïté de l’émotion, la joie, la tristesse ou même la déception qui vous assaillent en vivant le voyage.

Départ pour le Portugal via l’Espagne, banal me direz vous, tout à fait d’accord, c’est le lieu de prédilection pour vacanciers, mais prenant le risque j’ai, nous, avons essayé de vivre autrement qu’une simple balade touristique ce périple,

personnellement j’ai réussi, est-ce que j’arriverais à vous communiquer mon ressenti ?

Tout est tellement suggestif.

Cette Espagne plus que la France est multiple si différente d’une province à l’autre…..

Le pays Basque, de San Sébastian, je retiendrai le souvenir ébloui de sa baie transparente, la Concha, si bien nommée….

C’est la nuit…

promenade-flanerie sur le mont Igeldo, au loin un phare lance un pinceau lumineux sur l’océan sombre, l’air est doux, le temps, longtemps incertain, est devenu clément….

Le chemin grimpe épousant les méandres imposés par la colline,

et soudain, à l’ultime détour, telle un coquillage dans un écrin transparent, là, juste au dessous de nous, savamment illuminée cette Concha, miracle de beauté, l’eau d’un bleu céruléen vient épouser la plage de sable clair à la forme si parfaite, une véritable carte postale « vivante »,

tel un cœur qui bat le flux et le reflux de l’océan,

la respiration d’un vent léger,

enfin, la lumière qui auréole ce coquillage,

seulement savourer l’instant présent, le bonheur de se sentir transporté dans un monde enchanté, hors du temps. Pas de photo de ce moment magique impossible !

Retour en silence vers l’hôtel au charme fou, des photos recherchées ornent les couloirs, des objets choisis avec soin, des bouquets de fleurs, les chambres joliment personnalisées, beaucoup d'élégance dans cet hôtel pourtant plutôt "modeste"

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La terrasse sur la mer, le clignement amical des phares le long de la côte!!!

Moments intenses, moments de peu diront certains !

Oui, l’émotion est un des plaisirs du voyage difficile à partager. Septiques s’abstenir !


Sur les conseils de notre hôte, nous repartons le lendemain délaissant les grands axes pour rejoindre Bilbao par une petite route,

cet étroit ruban qui serpente le long de la falaise départage le vert du bleu, un véritable régal nous est offert, découverte de fermes, de villages si typiques, « dans leur jus », simplement comme on ose imaginer le pays Basque.

Nous finissons par atteindre la ville,

vivante, industrieuse, des chantiers, la vie explose ici, par un heureux hasard notre route arrive tout près du musée Guggenheim, objet de notre quête,

Ce gigantesque vaisseau de titane et de pierre à l’architecture si audacieuse nous impressionne favorablement, des volumes intérieurs remarquables, belle réalisation moderne anticonformiste et élégante à la fois.


 

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qui s'intègre pourtant bien dans l'environnement urbain si différentDSCN3024.JPG

 

mais…car il y a un mais… les collections exposées nous laissent froids ou mal à l’aise, seuls des jeux de miroirs nous amusent.

A chacun sa vision du beau et de l’esthétique.

 

Petite péripétie de voyage,

la circulation est si intense, si rapide, nous perdons l’accès à l’autoroute, et là ! à notre grande surprise et notre grand plaisir, un automobiliste fort complaisant nous voyant « paumés » nous accompagne faisant un très très très long détour uniquement pour nous aider à repartir dans la bonne direction.

« Merci Monsieur, Gracias Seńor » Adios Bilbao !

mais la route continue.....à bientôt !

PS : tant pis pour les grognons, les moqueurs ainsi que les réalistes dont j'ai fait partie pendant longtemps , , niant la poésie quotidienne pour ne voir que le côté matériel, la vie active rend quelquefois aveugle et sourd, je plains les générations qui devront travailler lontemps auront ils le temps de découvrir toutes les facettes de leur personnalité ? Aujourd'hui je me surprend à aimer le chant des violons !!!

Commentaires

Nous voila propres, elle aime le chant des violons!!
Mais lesquels au juste, le violon enlevé à la sauce tsigane, le violon strident de la tradition juive est européenne ou ceux mis en musique pa JS B himself, ou un peu de tout????
Ou encore le charme d'un enuit au violon, aprés un passge dans le panier à salade des la maison Poulaga?
Dites nous tréés chére, de quel violon s'agit?
Car, nous ne sommes pas si loin des sanglots.......

Écrit par : Violonneux! | 01/07/2010

suivant le moment chaque violon peut être envisagé cher ami !
- de même qu' après une gueule de bois une nuit au violon en cellule de "dégrisement" entre deux hoquets et les sanglots longs après avoir soufflé dans le ballon !!!

Écrit par : denyse | 01/07/2010

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