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30/12/2009

Bonne Année

Un an, un an déjà passé comme un soupir, comme un rêve !

365 jours qui ont amené leur lot de joies, de peines, de tendresse, de deuil, d’amitié partagée.

Banal, oui ! comme toujours pour une petite rétrospective personnelle ordinaire.

Je ne commenterais pas l’actualité quelle qu’elle soit suffisamment de «spécialistes s’y penchent et, je ne sais pas si vous l’avez remarqué, se trompent bien souvent dans leurs prévisions !!!!

Je me contenterais de vous souhaiter une Bonne Année 2010. et comme disent les provençaux

 

A l'an que vèn !         A l'année prochaine !

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VAISON

Ce n’est pas la romaine qui nous intéresse aujourd’hui mais la médiévale, postée en sentinelle sur son rocher.vaison-13.jpg

Vaison renommée par ses ruines romaines, son pont, sa rivière, l’Ouvèze aux colères redoutables,vaisonpontromain1.jpg ses concerts, ses multiples attraits de petite ville du midi de caractère et charmante, son site, sa situation géographique et ses animations estivales offre

 

 

aussi un très bel ensemble médiéval aux ruelles « caladées », sinueuses à souhait, bordées d’immeubles restaurés avec soin et amour.

 

Une exposition peu banale, les photos, portraits de personnages célèbres ou non qui ont marqué  la mémoire de Vaison sont exposés sur les murs de la vieille ville,

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dans des niches, près des fontaines,

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leur donnant vie et relief, une note auprès de

chaque photo

 

et nous voilà dans l’intimité de cette petite ville.


C’est l’automne, un automne doux et ensoleillé qui ressemble encore un peu à l’été, une fontaine chantonne sur une petite place. DSCN1840.JPG

Au hasard de la promenade, dépassant

les murs des jardinsDSCN1844.JPG

clos ou devant les maisons,

 

la verdure donne une impression

d’oasis tranquille.

 

 

 

 

Le beffroi enjambe une ruelle pentue, des « escaliers-rue »,DSCN1834.JPG

le porche de la juiverie, témoignage de la présence autrefois, FSCN1857.JPG

comme dans de nombreuses villes de la région

d’une importante communauté juive

qui a du vivre et travailler en ces lieux.

 

 

 

Là, une porte sculptée, rénovée ? reproduite ? DSCN1845.JPGmais du plus bel effet sous l’arc de son linteau de pierre.

 

Le château des comtes de Toulouse, ruiné mais toujours imposant dresse devant nous ses murailles je comprends le choix de cet escarpement rocheux pour y installer la forteresse.

 

D’ici la vue est époustouflante . Là, une bastide cachée derrière ses murs et les

arbres séculaires de son jardin,

touFSCN1855.JPGte la vie du passé est encore palpable en ces

lieux magiques, nous ne serions

pas étonnés de voir surgir des chevaliers,

des dames coiffées de hennins et de plus humbles personnages FSCN1848.JPG

du moyen-âge qui ont vécu ici

et dont les  fantômes hantent encore la ville-

haute.

 

 

Petit repos bien mérité avant de replonger dans notre époque et la descente vers la ville d’aujourd’hui.

 


Des ruelles agréables, des commerces voués au tourisme bien souvent, sur la place des restaurants, et coup de pub, je vous conseille « l ‘Annexe » où nous nous sommes régalés pour un prix très raisonnable, en terrasse au soleil bien évidemment !

Départ vers les dentelles de Montmirail, mais c’est une autre histoire………

28/12/2009

TAIAU, TAIAU !!

TAÏAU TAÏAU !!!

 


Nous voilà partis pour une balade hivernale dans la garrigue, à la recherche d'une ancienne bergerie abandonnée tout là haut, là haut sur la colline.


Bien chaussés, vêtus chaudement, nous attaquons une combe pierreuse, les cailloux roulent sous les chaussures, les abords boueux sont glissants, le chemin très peu pratiqué est presque fermé par les ronciers, mais la motivation est là, nous marchons d’un aussi bon pas, que l’état du chemin peut le permettre.


Derrière nous tintent les grelots de deux chiens de chasse, ils vont et viennent nous suivent un temps puis disparaissent, réapparaissent, sont ils perdus  ou simplement en maraude ?

Nous progressons, la combe est resserrée, humide, presque sombre , en creux des traces fraîches de sangliers.

Le but de notre promenade est à deux heures de marche, aller-retour quatre heures, hum ! le temps se couvre, il fait sombre aurons nous le temps de revenir avant la tombée de la nuit ?

Prudents nous rebroussons chemin…..


Et là !

des « Rambo » partout sur les rochers autour de nous, des chiens qui « sonnent l’hallali » avec cet aboiement si caractéristique ,

le gibier est aux abois…. mais bloqués sur un versant pentu, dangereux, les éboulis de pierre ruissellent, les chiens aboient impuissants comment comprendre qu’après avoir chassé avec autant de zèle leurs maîtres ne se manifestent pas !

les chênes verts miséricordieux cachent le sanglier,

des promeneurs (nous) pas rassurés du tout, la peur de blesser ou tuer un des chiens empêchent un tir au jugé….


Frustration totale pour ces animaux désorientées qui hurlent de plus belle ! sans parler des chasseurs qui vont rentrer bredouilles le gibier étant pourtant à portée des chiens mais pas de leurs fusils !


Nous avons peur de voir débouler  à tout moment la bête traquée, mais non, l’instinct lui ordonne de rester à couvert, laisser les chiens s’égosiller et, de guerre lasse, après un long, très long moment abandonner la partie.


Ouf !!! Sauvés !


Rassurés ,nous retrouvons la voiture et empruntons un petit chemin malaisé plein d’ornières, à peine carrossable, aux croisements les panneaux GR arrachés…


Persévérants nous arrivons enfin en vue de cette vieille bergerie ouverte, je devrais direqui était ouverte à tous les vents, où les rares troupeaux en transhumance faisaientt halte, où les marginaux de toutes sortes passaient en laissant canettes vides et papiers gras.

Hé Oui ! … déception,


un grand portail de fer récemment peint ferme la cour de ce magnifique bâtiment agricole noble par ses proportions, son architecture rustique et  élégante à la fois malgré l’abandon et les dégradations.

Vendue ? fermée par les « autorités » ?


Nous n’en saurons pas plus. A la fois déçus de ne pouvoir entrer et satisfaits d’avoir atteint notre but après moultes vicissitudes,

nous repartons et, en bons gourmands, allons pour nous consoler déguster  un bon chocolat chaud…



Petite historiette du dernier dimanche de l’année passé à la recherche d’une vieille bergerie dans les bois giboyeux de notre région.


Désolée, j'avais oublié mon appareil photo !!

 

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07/12/2009

La Camargue en automne

 

 

 

La Camargue en Automne

 

C'est par une triste journée de décembre, humide, où l'envie de rester à la maison devant la cheminée est la plus forte que les moments de soleil reviennent en tête et éclaircissent pour un temps la grisaille ambiante.

Un souvenir déjà !

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Et pourtant c'est pendant une belle journée de cet automne flamboyant offert par  novembre comme un dernier cadeau d'un été qui ne veut pas mourir.

Une balade en Camargue à vélo -

Oh ! pas la Camargue des touristes, ils sont partis, .mais celle des initiés, celle des amoureux de ce pays DSCN1795.JPGoù l'eau et le ciel se marient à l'infini, cette terre salée, pauvre, âpre et mouvante DSCN1796.JPGqui dans la lumière automnale, tendre, adoucie, essaie de faire pardonner la cruelle et dure sécheresse de l'été qui crevasse les sols, le soleil ardent reflété par le miroir des eaux et le manque d'ombre

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quelques oasis de pins parasols, de maigres tamaris mises à part .Cette Camargue qui ouvre pour nous ses horizons infinis, ses vastes étangs, son paysage si étrange et unique..


 

Nous partons sur de petites routes bordées de roseaux, des étangs s'étalent autour de nous,DSCN1801.jpg

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, des milliers d'oiseaux, cormorans, mouettes...et, merveille un héron blanc !


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là, toute une colonie de flamands roses, et une multitude d'autres espèces dont je dois l'avouer le nom m'est inconnu!
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Et si nous croisions "la bête du Vaccarès" ! dont l'histoire est racontée dans une magnifique ode à la Provence écrite dans cette langue si chantante par Joseph d'Arbaud et traduite en Français pour tous les amateurs authentiques de la vie, des traditions et de l'âme de ce pays si particulier rude et attachant à la fois.

Bête mytique, symbole de la Camargue mystérieuse, sauvage qui peu à peu à l'image de la bête en danger , va se fondre au fond du magnifique étang du Vaccarès dans le bois des Rièges et s'y cacher pour y mourir ? pour s'y régénérer ? en attendant que les amoureux de plus en plus nombreux et respectueux l'aident à éliminer tous les poisons qui y sont déversés, insecticides, pesticides métaux lourds  venant du Rhône  ....... Cependant un espoir le Parc Naturel Régional de Camargue,prouve que les autorités ont pris conscience de ce péril et essaient de préserver ce qui peut l'être encore.

Notre périple à bicyclette continue, nous prenons la piste de la digue à la mer, un petit vent marin s'amuse à contrarier notre avance,

des ornières nous font louvoyer, mais le plaisir est là , seuls, au bout du monde, le goût du sel sur les lèvres, au soleil, nous pédalons heureux.

Un artiste anonyme nous gratifie de sculptures originales.

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Les tamaris rougissent de plaisir sous la caresse du soleil et du vent ; petites haltes, une photo, DSCN1804.JPGDSCN1804.JPGtrès peu ! un petit remontant (barre de céréale bien entendu !) et hop en selle ! le trajet est encore long, le crépuscule arrive vite en novembre.

Ah ! savourer l'instant présent les yeux et le coeur pleins de cette poésie déclamée à pleine voix auprès des ruines de l'abbaye de Tourvieille !

La piste, le sable durci, et, soudain, ouf ! à nouveau la petite route bordée de roseaux, de prés où paissent, paisiblement, loin de l'horreur de la corrida des taureaux de combat.

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Mais le soir tombe, il faut pédaler de plus belle, laisser derrière nous toute cette magie en se promettant de revenir bien sûr !! au printemps pour la nidification, faire un autre parcours et y voir nombre chevaux et taureaux de Camargue élevés eux pour des jeux moins sanguinaires.