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28/12/2009

TAIAU, TAIAU !!

TAÏAU TAÏAU !!!

 


Nous voilà partis pour une balade hivernale dans la garrigue, à la recherche d'une ancienne bergerie abandonnée tout là haut, là haut sur la colline.


Bien chaussés, vêtus chaudement, nous attaquons une combe pierreuse, les cailloux roulent sous les chaussures, les abords boueux sont glissants, le chemin très peu pratiqué est presque fermé par les ronciers, mais la motivation est là, nous marchons d’un aussi bon pas, que l’état du chemin peut le permettre.


Derrière nous tintent les grelots de deux chiens de chasse, ils vont et viennent nous suivent un temps puis disparaissent, réapparaissent, sont ils perdus  ou simplement en maraude ?

Nous progressons, la combe est resserrée, humide, presque sombre , en creux des traces fraîches de sangliers.

Le but de notre promenade est à deux heures de marche, aller-retour quatre heures, hum ! le temps se couvre, il fait sombre aurons nous le temps de revenir avant la tombée de la nuit ?

Prudents nous rebroussons chemin…..


Et là !

des « Rambo » partout sur les rochers autour de nous, des chiens qui « sonnent l’hallali » avec cet aboiement si caractéristique ,

le gibier est aux abois…. mais bloqués sur un versant pentu, dangereux, les éboulis de pierre ruissellent, les chiens aboient impuissants comment comprendre qu’après avoir chassé avec autant de zèle leurs maîtres ne se manifestent pas !

les chênes verts miséricordieux cachent le sanglier,

des promeneurs (nous) pas rassurés du tout, la peur de blesser ou tuer un des chiens empêchent un tir au jugé….


Frustration totale pour ces animaux désorientées qui hurlent de plus belle ! sans parler des chasseurs qui vont rentrer bredouilles le gibier étant pourtant à portée des chiens mais pas de leurs fusils !


Nous avons peur de voir débouler  à tout moment la bête traquée, mais non, l’instinct lui ordonne de rester à couvert, laisser les chiens s’égosiller et, de guerre lasse, après un long, très long moment abandonner la partie.


Ouf !!! Sauvés !


Rassurés ,nous retrouvons la voiture et empruntons un petit chemin malaisé plein d’ornières, à peine carrossable, aux croisements les panneaux GR arrachés…


Persévérants nous arrivons enfin en vue de cette vieille bergerie ouverte, je devrais direqui était ouverte à tous les vents, où les rares troupeaux en transhumance faisaientt halte, où les marginaux de toutes sortes passaient en laissant canettes vides et papiers gras.

Hé Oui ! … déception,


un grand portail de fer récemment peint ferme la cour de ce magnifique bâtiment agricole noble par ses proportions, son architecture rustique et  élégante à la fois malgré l’abandon et les dégradations.

Vendue ? fermée par les « autorités » ?


Nous n’en saurons pas plus. A la fois déçus de ne pouvoir entrer et satisfaits d’avoir atteint notre but après moultes vicissitudes,

nous repartons et, en bons gourmands, allons pour nous consoler déguster  un bon chocolat chaud…



Petite historiette du dernier dimanche de l’année passé à la recherche d’une vieille bergerie dans les bois giboyeux de notre région.


Désolée, j'avais oublié mon appareil photo !!

 

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Commentaires

C'est vrai que tu prends de très belles photos (quand tu n'oublies pas ton appareil) Ce n'est pas grave..... tes récits sont très bien imagés, nous avons pleins de clichés dans la tête, que nous imaginons en vous accompagnant dans vos promenades (périlleuses).

Bises Denyse

Marie I.

Écrit par : Inzirillo Marie | 29/12/2009

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