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29/11/2011

actualités

automne

La roue des saisons continue à dévider le temps, les jours, et nous amène émerveillés et pourtant un peu tristes vers la spendeur de l'automne, les soleils flamboyants de feuilles rouges, jaunes, rousses, qui , à l'agonie, nous donnent une dernière représentation fastueuse Une allée de platanes en bordure de route ou l'allée d'honneur d'une vieille maison ancestrale plantent le décor, et pour, un temps arrivent à nous faire oublier la pluie,.

Cette pluie capricieuse qui se dérobe pendant des mois, où la terre assoifée crie son désespoir par toutes ses craquelures sous un soleil implacable..Sécheresse mortelle qui accable toute la nature dans l’attente de quelques gouttes d’eau, d’un orage qui ne vient pas, les champs desséchés, les rivières.. aux lits de cailloux sans le moindre filet d’eau, renvoient à la détresse et la désolation d’une fin d’été aride.

.et soudain, les vannes s'ouvrent, un déluge de pluie, de tonnerre, d'éclairs se réchaïne pendant des heures interminables la violence des orages qui vcnt réapprovisionner leurs nuages, les gorger d'eau dans la mer proche,

phénomène cévenol pour les météorologues,

pluies et inondations d'automne plus ou moins intenses pour nous qui voyons les torrents, les rivières renaître, bouillonner, s'élargir, gronder, sauter les parapets, enjamber les ponts, crever le bitume des routes, s'inviter dans les maisons, buter contre les obstacles, trouer les digues en charriant et déposa,t derrière eux tout ce qui gène leur renaissance triomphante, les revoilà ces cours d'eau humiliés par l'été, les revoilà souverains et impétueux, devant nous, sepctateurs inquiets qui attendons avec angoisse la fin de cette pluie démente et le retour à la sagesse des Gardon, Cèze, Vidourle et autres capricieux débridés pour un temps fiers de leurs eaux impétueuses qui dévalent des Cévennes.

 

 Pays de contraste, de douceur, de chaleur suffocante, étouffante où tout est suspendu au moindre souffle d’air, dans l’attente d’une petite brise miséricordieuse, mais rien

 

  rien jusqu'à….jusqu'à ce que Mistral se réveille, enfle, mugisse, s’engouffre, maître incontesté dans Sa Vallée, avec toute la violence et démesure d’un vent souverain.

 

Il transperce les manteaux, les écharpes, soulève les jupes, arrache les chapeaux, siffle dans les rues en débuscant les moindres fétus d’herbe, la moindre feuille, faisant rouler les cailloux, s’envoler  les papiers,.

 

Il frappe aux portes, remue et  ébranle les fenêtres, s’infiltre partout, dans sa fureur rien ne lui résiste, il arrache les tuiles, les toitures branlantes, les cheminées, déboule sur le pays comme une horde hurlante pour aller noyer sa plainte lugubre dans la mer qu’il ébouriffe et ourle de vagues écumeuses après avoir fouetté le Rhône, la Durance ,les rivières qu’’il pousse vers le sud et précipite leur mort noyant leurs flots dans la méditerranée.

 Pays de contrastes, pays de cocagne au ciel bleu, aux rivières sages et au vents amicaux.

  pays aux orages et torrents dévastateurs, au vent fou.

 Deux faces d’une même pièce. la nature , les humains,

 serions nous calqués sur un même modèle ? Anges ou démons ?????

 

 

16/07/2010

CEVENNES

 

RANDONNEE AU MONT LOZERE


C'est l'été, une randonnée au Mont Lozère, pas vraiment mais plutôt au mont Cassini qui fait partie de cette chaîne cévenole dont je vais vous parler aujourd'hui.

Départ aux aurores, les hautes Cévennes nous attirent, la chaleur nous fait fuir vers des températures plus clémentes.

Le soleil n’a pas encore chassé la fraîcheur du matin et nous voilà en route.

Alès, Genolhac… enfin, la jolie petite route, étroite, sinueuse à souhait ombragée, celle qui amène au Mas de la Barque.

Déjà des voitures témoignent du courage des randonneurs tôt partis et à pied d’œuvre.

Sac à dos, godasses, casquette, eau et casse-croûte, nous voilà prêt à affronter le mont Cassini.

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Vous connaissez Cassini ? Je dois avouer que ce nom de scientifiques m’était totalement inconnu et pourtant ! cette lignée de géographes, à partir de Louis XV sous l’influence de Colbert a établi la première carte générale du royaume de France par triangulation. Le mont Cassini est l’un des points géodésiques (système de référence géographique)  -

explication un peu sommaire que vous aurez à coeur de parfaire sur internet si vous êtes curieux !

un «  monument » indique la première tentative, remarquablement réussie d’une carte de France géographique simple parenthèse......Nous sommes là pour escalader ce mont pierreux de 1680 m .DSCN3613.JPG

Un joli sentier semé de pierres et malaisé serpente le long des flancs du mont, quelquefois ombragé, le plus souvent à découvert, laisse voir un paysage grandiose et désolé à la fois.DSCN3608.JPG

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Quelques randonneurs voulant laisser trace de leur passage ont érigé des « mont joio » nom provençal donné à ces amas de pierres où celui qui désire témoigner ajoute sa contribution.

Cette coutume ancrée dans l’inconscient vient de l’époque où les bergers marquaient les « drailles » empruntées, les nouveaux chemins ouverts, afin que d’autres prennent la suite et aillent toujours plus loin.DSCN3624.JPGDSCN3609.JPG

Après avoir transpiré sous un soleil de plus en plus ardent, voilà le sommet, sec, aride…..des rochers….des rochers… l’accès est difficile mais la vue est superbe.

Souffler un peu, boire, photo et nous voilà repartis à travers une lande de genêts vers les bois havres de fraîcheur où nous croisons le chemin furtif d’une biche apeurée.

Nous sommes à la recherche d’un petit ruisseau le Malpertus, DSCN3629.JPGqui, en suivant son cours nous amènera vers le sentier de randonnée du Pont du Tarn.

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Notre périple nous fait traverser des étendues parfois mornes et nues, DSCN3624.JPGainsi que de magnifiques prairies fleuries dont les herbes ondulent doucement sous un vent léger créant une vague chatoyante, des fleurettes, DSCN3632.JPGdes rochers…

Nous traversons un beau village Bellecoste à demi ruiné, perdu sur le plateau, il renaît pourtant grâce à quelques habitants, qui, bravant le manque d’électricité et de commodités auxquelles nous sommes habitués ont réhabilité avec bonheur quelques maisons, merci à eux !DSCN3634.JPGDSCN3638.JPG

Nous voilà devant un gué, et là, pour le plaisir, je fais l’erreur de quitter mes chaussures afin de tremper les pieds dans l’eau fraîche !

Mais, comment faire entrer des pieds humides, un peu gonflés par la marche dans de gros croquenots ? L’horreur, du sable s'est incrusté sous les orteils, il faut patiemment chasser le moindre grain afin d'éviter la blessure qui ne pardonne pas lors d'une  longue marche malgré ce petit contre temps détente agréable tout de même.DSCN3654.JPG

Des « vététistes » des randonneurs nous croisent ou nous doublent, et, joie de la montagne, chacun se salue amicalement presque en voisin !DSCN3652.JPG

La piste maintenant devient aisée, elle emprunte un tracé de ski de fond, nous ne sommes

 

pas très loin de notre but, enfin au détour du chemin le voilà ce pont du Tarn.

Je ne peux m’empêcher d’admirer le travail des bâtisseurs qui, pour un simple ouvrage à vocation surtout agricole ont appareillé avec harmonie et élégance les pierres qui le constituent.

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Halte casse-croûte, repos bien mérité à l’ombre près de l’eau savourer l'instant présent tout simplement la joie de la détente dans un paysage beau et paisible.

Une calèche a amené ici toute une famille, le cheval et son maître prennent un petit bain de pieds, DSCN3660.JPGl’entente entre l’homme et l’animal est palpable, pause auprès de son attelage où le cheval peut paisiblement tondre l’herbe tendre en attendant le départ.

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Quelques nuages nous font craindre une averse cévenole, brutale et subite, nous reprenons dare dare le chemin du retour vers la station du Mas de la Barque, la piste chemine entre les arbres, et, malgré leur présence, le soleil étant revenu en force, nous fait transpirer abondamment et vider nos dernières réserves d’eau.

Nous croisons des promeneurs, tels Stevenson, ils ont loué les services d’un âne .

Nos pas fatigués nous ramènent vers l’arrivée….

Ouf …la voiture et départ vers le gîte d’étapes pour un repos bien mérité.

Epuisés, mais heureux nous savourons les dernières heures de la soirée, le gîte, sur le chemin de Stevenson se trouve à Notre-Dame-des-Neiges "la maison de Zachée" où nous sommes accueillis avec beaucoup de générosité et de gentillesse

– merci à notre aimable hôtesse Brigitte.

le lendemain, encore fatigués nous décidons sagement de faire une grande promenade tranquille et prendre la voiture vers le charmant village de Thines DSCN3700.JPGDSCN3703.JPGpar le chemin des écoliers, où j'ai dégusté une succulente coupe glacée au marron!!!

 

ce village, je dirais du bout du monde, puisqu'il s'agit d'un cul de sac a été pourtant

victime et témoin de la barbarie nazie lors de la dernière guerre,

 

 

 

un monument étrange en mémoire de ceux qui y sont mort nous rappelle que la folie meurtrière peut frapper quelquefois un peuple civilisé aveuglé par une idéologie ne jamais oubliér, surtout ne jamais oublier car ce peuple a pourtant donné naissance à tant de grands musiciens de grands poètes, sommes nous à l'abri ???

 

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notre flanerie nous amène ensuite au bord de l'Altier, nous avons une vue magnifique sur le château du Champ, niché dans la verdure, il était difficilement accessible à l'objectif mais la patience et la découverte d'une"trouée" nous ont permis d'avoir cette magnifique vue.

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Au bord de la rivière, dans les bois un ogre végétal ouvre une large gueule comme pour engloutir les petits rongeurs ou oiseaux qui s'aventureraient, à moins que tel un gentil monstre il ne leur serve d'abri ? DSCN3668.JPG

Plus loin, au fond d'une combe que la retenue du lac de Villefort n'a pas totalement immergée, nous avons le plaisir de voir le château de Castanet, entouré sur trois côtés par l'eau.

 

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Journée paisible emplie de petites joies et de petits bonheurs qui font trouver la vie heureuse simplement, le soleil est notre compagnon, un vent léger nous aide à supporter ses rayons brulants....la vie est belle !


01/07/2010

CARNET DE VOYAGE

CARNET DE VOYAGE

La page blanche et tant de souvenirs, de paysages, d’images, trop peut-être, voilà le danger d’un « long » périple : oublier, ne se consacrer qu’à l’essentiel.

Ah ! pourquoi ne pas avoir tenu un carnet de voyage détaillé mis à jour régulièrement comme le faisaient les vrais voyageurs autrefois, qui ne voulaient rien perdre de leurs expériences, de leurs ressentis et faire partager,

mais, tout ou presque était à découvrir,


nous avons maintenant à domicile vue sur le monde entier et perdu la spontanéïté de l’émotion, la joie, la tristesse ou même la déception qui vous assaillent en vivant le voyage.

Départ pour le Portugal via l’Espagne, banal me direz vous, tout à fait d’accord, c’est le lieu de prédilection pour vacanciers, mais prenant le risque j’ai, nous, avons essayé de vivre autrement qu’une simple balade touristique ce périple,

personnellement j’ai réussi, est-ce que j’arriverais à vous communiquer mon ressenti ?

Tout est tellement suggestif.

Cette Espagne plus que la France est multiple si différente d’une province à l’autre…..

Le pays Basque, de San Sébastian, je retiendrai le souvenir ébloui de sa baie transparente, la Concha, si bien nommée….

C’est la nuit…

promenade-flanerie sur le mont Igeldo, au loin un phare lance un pinceau lumineux sur l’océan sombre, l’air est doux, le temps, longtemps incertain, est devenu clément….

Le chemin grimpe épousant les méandres imposés par la colline,

et soudain, à l’ultime détour, telle un coquillage dans un écrin transparent, là, juste au dessous de nous, savamment illuminée cette Concha, miracle de beauté, l’eau d’un bleu céruléen vient épouser la plage de sable clair à la forme si parfaite, une véritable carte postale « vivante »,

tel un cœur qui bat le flux et le reflux de l’océan,

la respiration d’un vent léger,

enfin, la lumière qui auréole ce coquillage,

seulement savourer l’instant présent, le bonheur de se sentir transporté dans un monde enchanté, hors du temps. Pas de photo de ce moment magique impossible !

Retour en silence vers l’hôtel au charme fou, des photos recherchées ornent les couloirs, des objets choisis avec soin, des bouquets de fleurs, les chambres joliment personnalisées, beaucoup d'élégance dans cet hôtel pourtant plutôt "modeste"

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La terrasse sur la mer, le clignement amical des phares le long de la côte!!!

Moments intenses, moments de peu diront certains !

Oui, l’émotion est un des plaisirs du voyage difficile à partager. Septiques s’abstenir !


Sur les conseils de notre hôte, nous repartons le lendemain délaissant les grands axes pour rejoindre Bilbao par une petite route,

cet étroit ruban qui serpente le long de la falaise départage le vert du bleu, un véritable régal nous est offert, découverte de fermes, de villages si typiques, « dans leur jus », simplement comme on ose imaginer le pays Basque.

Nous finissons par atteindre la ville,

vivante, industrieuse, des chantiers, la vie explose ici, par un heureux hasard notre route arrive tout près du musée Guggenheim, objet de notre quête,

Ce gigantesque vaisseau de titane et de pierre à l’architecture si audacieuse nous impressionne favorablement, des volumes intérieurs remarquables, belle réalisation moderne anticonformiste et élégante à la fois.


 

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qui s'intègre pourtant bien dans l'environnement urbain si différentDSCN3024.JPG

 

mais…car il y a un mais… les collections exposées nous laissent froids ou mal à l’aise, seuls des jeux de miroirs nous amusent.

A chacun sa vision du beau et de l’esthétique.

 

Petite péripétie de voyage,

la circulation est si intense, si rapide, nous perdons l’accès à l’autoroute, et là ! à notre grande surprise et notre grand plaisir, un automobiliste fort complaisant nous voyant « paumés » nous accompagne faisant un très très très long détour uniquement pour nous aider à repartir dans la bonne direction.

« Merci Monsieur, Gracias Seńor » Adios Bilbao !

mais la route continue.....à bientôt !

PS : tant pis pour les grognons, les moqueurs ainsi que les réalistes dont j'ai fait partie pendant longtemps , , niant la poésie quotidienne pour ne voir que le côté matériel, la vie active rend quelquefois aveugle et sourd, je plains les générations qui devront travailler lontemps auront ils le temps de découvrir toutes les facettes de leur personnalité ? Aujourd'hui je me surprend à aimer le chant des violons !!!

24/03/2010

AMANDIERS

 

LES AMANDIERS SONT ENFIN FLEURIS !

 

 

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Dans la campagne ces arbres prémices du printemps se poudrent enfin de blanc,

un peu de rose en maquillage leur donne bonne mine

au travers des branches noircies par les intempéries.

Depuis deux mois nous attendions ce signe tellement tardif cette année.

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Les oiseaux pourtant avaient commencé

à faire leurs nids, ils piaillent,

récoltent des brindilles,DSCN2808.JPG

 

 


 

 

 

 

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un couple de pies, belles avec leur habit de cérémonie noir et blanc, a élu domicile dans l’arbre voisin, je les vois affairées à la construction de leur « home ».

Les passereaux aux nids plus discrets dans les taillis sont aussi en effervescence, tout bouge, tout donne l’impression de renaître mais la grisaille, le froid, la tristesse de ce mois de mars et le manque de fleurs sur nos amandiers qui, pourtant, bravaient bien souvent les frimas de janvier et faisaient fi du calendrier en apportant le printemps au cœur de l’hiver.

Cette année, non !DSCN2816.JPG

frileusement ils ont attendu avec patience quelque chose de plus doux dans l’air annonçant le printemps même timide afin de déplier leurs fleurs, alors que la succession des jours nous renvoyait à un bonhomme hiver rigoureux qui ne veut lâcher prise !


Oui, il fait meilleur, mais le soleil !!! Où est notre beau soleil ?

Il pleut, oh, certes, pas une méchante pluie d’inondations, ne nous plaignons pas, mais un petit crachin printanier ..printanier oui... mais.... quand même !!!!!


Ah ! pluie, manteau neigeux  de plein hiver offert par mars,floraison glaciale, blanche et épaisse de flocons incongrus, digne d'un des plus féroces février, mois du frimas qui redouble de rigueur, peut-être pour se venger d'avoir été amputé de quelques jours ?

 

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DSCN2705.JPGCependant….soyons optimistes  : DSCN2707.JPG

pas de sécheresse cette année, cette sécheresse qui écrase nos été méditerranéens et assoiffe la nature pantelante dans l'attente d'un orage à la fois bienfaisant et parfois dévastateur.

Mais aujourd'hui les champs de blé sont si verts, de ce beau vert tendre et vif, brillant, gai,

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Pourtant les fleurettes vivaces des jardins ont tellement eu froid ! les belles violettes qui ornaient de leurs corolles odorantes une grande vasque sont toutes tristes, quelques petites fleurs rescapées, peu de feuilles,

A l’année prochaine parfum suave et printanier !


Ne nous laissons pas abattre, vive les jardineries ! quelle aubaine pour elles, ce printemps tardif et notre envie de renouveau, de couleurs, d’odeurs de fleurs partout afin de laisser derrière nous la grisaille et cet hiver si meurtrier pour les plantes  faisant aussi, sous l’effet du gel.voler en éclat les pots de terre cuite.


Des pleins caddies de fleurs éclatantes, préservées dans les serres pour notre plaisir, des pensées multicolores ,robustes ;

l’éclat des primevères, rouges, jaunes, bleues, palette infinie à marier avec le blanc des alysses, des anthémis , du jasmin , les trompettes dorées et odorantes des jonquilles, quel bonheur !

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Dans le jardin, par contre, le camélia si beau à cette époque fait grise mine, ses feuilles vernissées sont tristounettes malgré l’engrais, ses belles fleurs rouges en berne !

Une grosse branche d’olivier cassée par la neige pend lamentablement !

L’hortensia ose à peine quelques bourgeons, seules les pervenches envahissent un jardin laissé à l’abandon pendant toute la mauvaise saison, qui dure,...qui dure..... mais demain c’est promis, il fait beau et au travail !

Tout a souffert, les terrasses aux pierres rongées par le gel et la neige, les joints se délitent, que de dégats !

Le citronnier est mort ! même bien emballé, l’hiver a été le plus fort, heureusement restent quelques géraniums abrités à l’intérieur, prêts à fleurir mais, prudence, attendre quand même un peu, mars et avril ces deux compères n’ont pas dit leurs derniers mots glacés !

Giboulées, vent, nuage, petite bise aigre, mais où sont les beaux jour ????

Demain, certainement demain,


elle arrivera bien sa Majesté Soleil, son Altesse Brise Douce,

 

sa Seigneurie PRINTEMPS !

12/02/2010

LA MAISON

LA MAISON

C’est « la maison » non pas ma maison, mais celle de mon père, l’aboutissement de ses efforts, pendant des années, économies après économies, il l’a rêvée cette maison, et puis un jour…. a enfin pu réaliser ce rêve !

Oh ! ce n’était qu’une toute petite maison ordinaire, avec un confort minimum, dans une petite ville mourante.

Son travail le lui permettant, il venait tous les jours manger son casse-croûte sur le terrain et voir s’ériger peu à peu « Sa Maison ! »

Il avait déjà, sur l’olivette ravagée par le gel où elle était située, commencé à planter des arbres, du buis ramassé dans la garrigue, qui crevait….qu’il replatait avec amour et patience, et avait fini par faire une haie, minuscule d’abord, mais entretenue avec un tel soin qu’elle était vite devenue belle et drue.

A la fleur de la quarantaine, il la tenait sa maison, payée comptant, c’était sa fierté, il ne devait rien à personne !

Il s’est échiné à faire un jardin dans cette caillasse et a réussi, un magnifique saule pleureur servait d’abri aux oiseaux et à sa visite matinale, la tasse de café à la main qu’il allait boire sous son ombrage, faisait le tour du jardin, regardait pousser ses légumes, lui qui n’avait jamais planté le moindre poireau était devenu un spécialiste aidé du « Jardinier Provençal ».

Cette maison et ce jardin, c'était l’œuvre qui couronnait sa vie après maints efforts, il était Propriétaire ! cette fierté dans la voix, lui qui n’a jamais eu le moindre orgueil, ne venait que de la joie d’avoir ce toit pour lui et sa famille.

J’y ai grandi, vécu adulte, puis elle est passée à la génération suivante.

Oh ! il est difficile de parler de maison de famille après seulement cinquante ans mais que de souvenirs quand même, bons et moins bons, comme la vie avec ses joies et ses peines, déjà la quatrième génération pourtant !

Elle a changé au fil du temps, s’est agrandie au gré des envies, des besoins, mais dans mon cœur, elle restera toujours la petite maisonnette modeste de mon père !

Les jardins non clos à l’époque permettaient la convivialité entre voisins, l’entraide était forte et l’amitié était au rendez-vous ! Que de bons souvenirs, les arbres étaient tout petits, nous nous voyions d’un jardin à l’autre, et les causettes, le petit café partagé, la télévision mise à la fenêtre les jours de match afin que tous ceux qui n’avaient pas la chance d’en posséder une, et ils étaient nombreux, puissent profiter du spectacle, chacun apportant sa chaise dans le jardin l’été, l’hiver, la place étant réduite à l’intérieur, les enfants s’assoyaient par terre sur un vieux tapis.

Il est bien loin ce temps, chacun a fait sa clôture, a eu sa télé, et c’est normal, finies les veillées « télé commune » les soirées belote.

Le temps a passé, les arbres sont devenus grands, beaucoup d’arbres, peut-être trop mais ils abritent les oiseaux l’hiver et l’été nous protègent des rayons trop ardents du soleil !

La petite ville mourante a connu la « loi Malraux » qui l’a faite renaître au fil du temps, donnant à mon grand étonnement une valeur marchande importante à ce qui est et aura toujours pour moi seulement une valeur sentimentale.

Oui, je sais le sentiment est démodé, « money is money ».

Quelques dinosaures dont je fais partie résistent à cette vision…. Mais un jour les dinosaures disparaissent, leurs traces sont effacées laissant un monde sans racines.

13:03 Publié dans nostalgie | Lien permanent | Commentaires (0)